2026-05-30 Les sables des Girauds-Faures

SORTIE AUX SABLES DES GIRAUDS-FAURES
Avant toutes choses remerciements à Emilie Estival et à Jacques Lacam qui m’ont accompagné pour réaliser cette sortie, et c’est aussi grâce à la SHNA qui par son bulletin de 2024 a largement inspiré cette visite sur site.
L’exploration débuta à Pont du Château d’où nous avons covoituré jusqu’aux sables près d’Orléat.
A Culhat nous nous sommes arrêtés pour admirer une lanterne des morts (édicule du 12ème siècle) et un pigeonnier traditionnel de la Limagne Auvergnate.
Le site des sables Des Girauds-Faures de 28 Ha fait partie d’un ensemble plus vaste (env 3000 Ha divisés en 12 parties dont le lot 12 est celui des sables). Cet espace est classé Natura 2000,et s’étend de Billom à Thiers. Les 12 sites sont classés en ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique), et sont gérés par le parc régional Livradois-Forez.
Les sables sont situés entre Orléat et Bulhon, culminant à une altitude de 400 m entre les vallées de l’Allier et de la Dore. Ce sont d’anciennes dunes continentales, vieilles de 3 millions d’années, correspondant à l’ancien bec de la rivière Dore avec la rivière Allier.
Actuellement ces dunes sont à 17 kms du bec qui se situe au pont de Ris, sur la commune de Mons.
Ces dunes sont constituées de différentes couches de sables fins, dorés et arrondis (mat-rond), semblables aux couches de sable de la dune du Pilat. Contrairement aux sables de l’Allier qui sont anguleux et riches en éléments volcaniques et organiques, ils sont semblables aux sables de la Dore, mais sans éléments basaltiques et qui auraient été érodés par l’action du vent.
Ces dunes continentales sont recouvertes de prairies sèches et de forêts constituées de pins sylvestres, de chênes pédiculés, de châtaigniers et de quelques arbrisseaux tels que la bourdaine.
Sur le parcours nous menant à une ancienne carrière de sable,nous pouvons observer différents insectes fouisseurs tels que les Bembix à rostre, et Ammophila des sables.
Nous notons que la végétation gagne sur les dunes malgré l’abattage des pins au profit des châtaigniers et des chênes, et d’un éco-pâturage initié par la mairie d’Orléat, et réalisé par un troupeau de chèvres cantonnières…
Lors de notre déambulation sur les prairies sèches nous avons pu observer différentes plantes telles que la callune (sorte de bruyère), corynéphore blanche, agrostis des sables, brome fausse orge,linaire et statice à feuille de pâquerette.
La visite de la prairie est accompagnée par le bruissement de dizaines de Bembix qui faisaient leur terrier sur les sables du sentier.
Dans l’ancienne carrière de sable, nous avons pu observer à la loupe les diverses couches de sable (grains fins, grossiers, et quelques galets de granit)
Mais nous n’avons pas vu la lucane cerf-volant, pas plus de guêpiers ; leurs nids creusés dans la falaise ont probablement été détruits par les chèvres !
Et surtout pas l’ombre d’un champignon…
Au retour il a été proposé pour les plus courageux qui ont bravé la chaleur, un arrêt à une source minérale qui coule en bordure de l’ancien lit de l’Allier.
Christine et Claude Verny.


